Précarité énergétique


Quelles conséquences ?

Outre les conséquences du coût financier de la précarité énergétique (factures d'énergies élevées qui amènent à un processus de privation (privation d'énergie : baisse du chauffage, .... ; privation sur d'autres postes de dépenses)) ; la précarité énergétique peut avoir de graves conséquences notamment sur la santé des personnes.

 

La "Synthèse santé et précarité énergétique" - Observatoire Régional de Santé Ile de France" (document téléchargeable ci-dessous -"En savoir plus") présente plusieurs études démontrant une "forte association entre surmortalité en hiver et efficacité des systèmes de chauffage et de protection vis-à-vis des faibles températures extérieures. [...] les pays où l'efficacité énergétique des logements est plus élevée présentent une surmortalité hivernale plus faible".

 

Une étude de l'OMS montre quant à elle, qu'un "mauvais état de santé est significativement associé à un mauvais confort thermique, à des problèmes d'étanchéité, à la présence d'humidité, de moisissures"

 

La Fondation Abbé Pierre, le CREAI (centre régional d'étude d'action et d'information en faveur des personnes en situation de vulnérabilité) et l'ORS Languedoc-Roussillon (dans une enquête menée sur deux groupes, dont un exposé à la précarité énergétique) prouvent " que les personnes exposées à la précarité énergétique ont une perception de leur santé moins bonne que les personnes qui n’y sont pas exposées. Des problèmes de santé chroniques respiratoires, ostéo-articulaires, neurologiques ou mentaux (dépression) apparaissent plus fréquemment dans le groupe exposé. L’étude des pathologies aiguës montre une plus grande sensibilité des personnes aux pathologies hivernales. Pour les rhumes et les angines, cette sensibilité se retrouve aussi bien chez les adultes que chez les enfants. C’est dans le domaine des symptômes (sifflements respiratoires, crises d’asthme, rhumes des foins, rhinorrhées ou irritations oculaires) que les différences observées sont les plus importantes, aussi bien chez les adultes que chez les enfants".